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31 mars 2013

"Après le big bang, c'est pour vous, avant, c'est pour nous"

TEDx sur les origines de l'univers.

Le bonheur.

« L’homme pensant, lorsqu'il a triomphé de l’incitation au vice et qu'il est conscient d’avoir accompli son devoir souvent amer, se trouve dans un état de paix intérieure et de contentement que l’on peut très bien appeler bonheur, où la vertu est à elle-même sa propre gratification. ….Cependant il est clair que, puisqu'il ne peut se promettre cette gratification de la vertu que de la conscience d’avoir fait son devoir, celle qu'on nomme en dernier doit pourtant venir en premier ; c’est-à-dire qu'il doit se trouver obligé de faire son devoir avant même et sans même qu'il pense que le bonheur sera la conséquence de l’observation du devoir. » Kant.

Définitivement.

30 mars 2013

On My Way.

Je sais ou je veux aller.
Vérité, Justice, Liberté.

Vérité.
Assumer ce qui est.
Et ce que je ressens.
Arrêter de se cacher.
De mentir.
De me mentir.

Justice.
Toujours faire ce qui me semble Juste.
Bon.
Bon dans l'ensemble, le bilan.
Ce qu'il reste.
Ce qu'il reste après moi.
Par ce que je ne suis rien.

Liberté.
Ne rien faire qui m'entrave dans ma manière de vivre, sauf si c'est essentiel à un des deux premiers.

Sur ces trois valeurs, je fixe mes réflexions personnelles.

Vérité ? Vérité veut aussi dire connaitre la vérité sur moi, ce que je suis, ce que je peux, mes limites, mes capacités, etc.
Vérité veut dire comprendre. Les gens et les sociétés, et accepter cette vérité.
Vérité veut dire se passer du plaisir gratuit.
Chercher plus loin.
Chercher le bonheur.
Et vivre heureux.
Sans plaisir superflus.
La vérité, c'est aussi affronter les déplaisirs.
Sans essayer de les combler.
Par des mensonges.
Accepter plaisir et douleurs.
Et être heureux quand même.

Justice ? Décider avec mon Cœur et ma Tête.
En union.
Pas en opposition.
Savoir ce qui est vrai, et décider ensuite
La vérité est indissociable.

Liberté ?
Ne dépendre de personne et ne laisser personne dépendre de moi.
Pour ne pas faire de mal. Mais quand même donner ce que je peux.
Un jour, un homme m'a dit :
Donne, donne toujours tout ce que tu as à donner.
Mais ne donne pas trop, sinon, tu ne pourra plus donner.
Garde-en en assez pour pouvoir continuer à donner pour toujours.
Et c'est ce que je ferais.

Tout ce que la Justice, donc la Vérité, me permettra de donner, je le donnerais.
Mais je resterais libre, pour pouvoir continuer à donner.
Voilà.
Ça c'est ce que je vais construire.
Moi.

Et qu'est-ce qui me rend légitime ? Le fait que je doute. L'homme fort croit tout en doutant de sa foi.
Et puis, il faut bien faire quelque chose. Je préfère prendre le risque d'échouer, mais d'avoir fait ce que je croyais juste, que de ne rien faire du tout, et de me dire que j'aurais pu essayer.

29 mars 2013

Le Nihilisme.

Le nihilisme (du latin nihil, « rien ») est un point de vue philosophique d'après lequel le monde (et plus particulièrement l'existence humaine) est dénué de tout sens, de tout but, de toute vérité compréhensible ou encore de toutes valeurs. Cette notion est applicable à différents contextes : histoire, politique, littérature et philosophie.


I. Le Nihilisme Européen

A. La religion


En Europe, la philosophie et la culture ont depuis très longtemps subi les influences de la religion chrétienne. En découlent des notions comme le bien et le mal, le paradis et l'enfer, dieu, etc. Ces notions s’accompagnent de valeurs. C'est ainsi qu'on en vient à porter des jugements qu'on aimerait objectifs sur des choses. C'est bien de faire ça, c'est mal de faire ça. C'est juste. C'est injuste. Cette philosophie, issue principalement d'Aristote et Descartes, a été la seule présente dans le monde occidentale. On l'opposait souvent à la philosophie orientale -j'y reviendrais dans la suite.

Note pour les pointilleux, je fais volontairement le choix de caricaturer la scission entre deux philosophies distinctes, orient et occident, mais en réalité les choses ne sont évidement pas si manichéennes. Pour détailler, je parle ici en réalité de la philosophie européenne, qui découle de la philosophie occidentale (qui existe encore comme telle, la transition est en cours), et de la philosophie bouddhiste, qui a de fortes influences sur l'orient d'une manière générale. Notons pour être encore plus précis que mon propos sur la religion chrétienne en Europe vaut aussi dans le reste de l'occident, et s'applique aux autres religion basées sur une dualité entre le bien et le mal (d'une manière générale, toutes les religions occidentales, comme l'islam, la religion juive, la religion chrétienne, etc.).

Cette philosophie, est basée sur les "vérités" admises à l'époque de Descartes, principalement. Les lois de la physique "classique", l’existence de dieu, et la dualité entre le corps et l'esprit. Seulement, avec le temps et les avancés philosophiques et scientifiques, ces notions ont évoluées. On admet aujourd'hui communément le déterminisme universel - qui exclut l'idée que "dieu" soit toujours présent, si tant-est qu'il ait été là -, on ne parle aujourd'hui plus, avec l'avancée des sciences cognitives, d'une dualité corps et esprit - divin et humain -, et on remet en cause les lois fondamentales de la physique, avec la dualité entre la mécanique quantique et l’astrophysique, qu'on tente d'unifier grâce à la théorie du tout.

Tout ces changements entraînent des changement d'ordre philosophique et sociaux. Si tout est déterminé, si dieu et les notions de bien et de mal qui l'accompagnent n'existent plus, si nous ne sommes rien à l’échelle de l'univers, qui n'en a juste rien à foutre de notre existence, si nous ne sommes que de passage dans cette vie, alors... que sommes-nous ? Que faisons-nous ? Quel est le sens de la vie ?

La religion, on le dit souvent, sert à répondre aux questions auquel l'homme n'a pas encore su trouvé de réponses. Si la science a su "réfuter" la religion (avec de très gros guillemets...), elle n'a pas apporté de réponses à ces questions d'ordre philosophique.

B. Naissance du Nihilisme


Le nihilisme existe depuis Gorgias, un philosophe contemporain de Socrate. Autant dire qu'il existe depuis toujours, à l’échelle de la philosophie. Mais ce qui nous intéresse ici, c'est l'Europe. En Europe, comme le dit Nietzsche, "Dieu est mort". La religion ne fait plus loi, comme on l'a vu plus haut, et les questions existentielles auxquelles elle répondait sont à nouveau sans réponses. La grande question qui vient s'imposer, c'est celle du sens de la vie.

"Si il n'y a pas de sens préétabli à notre vie, c'est à nous d'en choisir un."

Voilà globalement ce qu'on pourrait répondre. Seulement, une question simple vient répondre à cette affirmation.

"À quoi bon ?"

Oui, à quoi bon choisir un sens à sa vie ? À quoi bon se fixer des idéaux, des objectifs, défendre des idées ? Il y a deux raisons à cet "à quoi bon".

La première est simple : "Pourquoi vouloir autre chose, alors qu'on peut se satisfaire de ce qu'on a déjà ?"
Il est assez difficile d'aller contre cet argument. En effet, quoi qu'on y réponde, invariablement le nihiliste pourra répondre quelque chose comme "qu'est-ce qui te permet d'affirmer que ce que tu pense être mieux l'est ?". On pourrait parler de sauver des milliers de vies humaines, qu'importe. Qu'est-ce que ça change, à l'échelle de l'univers ? Et puis, est-ce réellement mieux de les sauver que de les laisser mourir ? Mieux pour qui ? Pour quoi ?

La seconde n'est pas plus compliquée, et je l'ai déjà évoquée : "Qu'est-ce qui nous donnerais la légitimité d'affirmer que c'est ce qu'il y a autour de nous qui doit changer pour nous ?"
En effet, la religion donnait une légitimité aux actes "bons". On agissait pour dieu, pour le bien commun, ou pour aller au paradis, mais dans tout les cas, on agissait avec légitimité. Sans la religion, tout acte proféré est nécessairement un acte "égoïste", puisqu'on ne dispose d'aucune légitimité "divine". Hors, rien ne nous donne le droit d'être égoïste. On pourrait y répliquer que si rien ne compte et rien n'est légitime, on a pas plus de raison de choisir de ne pas être égoïste que de choisir de l'être. À ça, le nihiliste nous répondra "Pourquoi vouloir autre chose, alors qu'on peut se satisfaire de ce qu'on a déjà ?".

On observe ici quelque chose d'assez intéressant : la première compte sur la deuxième, et vice-versa. L'une répond à l'autre. Voilà le nihilisme. Rien n'existe, rien ne compte, rien n'a de sens, rien n'est légitime, et vouloir y donner un sens serait vain. Il n'y a pas de sens à vouloir donner un sens.

C. Bonheur et Nihilisme


On arrive ici a une question particulièrement problématique. Qu'est-ce que le bonheur de l'individu ?

Prenons un individu non-nihiliste, qui a un but précis dans sa vie, et qui le considère comme LE but. Il œuvre quotidiennement pour l’accomplissement de son but, et en ça il est heureux. Par ce qu'il est droit, honnête, et qu'il fait ce qu'il croit bon. Qu'il est détaché de ses contraintes, de ses pulsions, de ses instincts, de la quête du plaisir et la crainte du déplaisir, qu'il est libre. Comme disait Bottero, nul homme n'est plus libre que celui qui fait ce qu'il croit juste. En ça, malgré toute la souffrance que pourrait endurer cet homme, il serait heureux, heureux de faire tout ce qui est en son pouvoir pour accomplir ce en quoi il croit, au plus profond de son être. C'est ça le bonheur. Le bonheur non-nihiliste, en tout cas.

Tout homme n'est pas aussi pur et droit que cet individu. Tout le monde n'est pas aussi libre. Beaucoup se laissent aller aux plaisirs futiles dénués de sens, ou s’apitoient sur leurs déplaisirs. Cela ne sont pas heureux. Moins, en tout cas.

Constatation alarmante. Comment le nihiliste peut-il être heureux. Il ne croit pas que quoi que ce soit soit juste, il ne croit même rien. Il n'a pas de but, pas de passion, rien. Nihil. Alors le nihiliste se contente de rechercher le bonheur dans le plaisir. Et comme il n'est pas légitime de chercher à changer les choses pour obtenir du plaisir, il préfère se changer lui même pour ne plus subir de déplaisir (et donc de plaisir non plus) de l’environnement. C'est le stoïcisme. Le but ultime du stoïque, et du nihiliste pur, c'est l'ataraxie. L'attente du bonheur par l'absence de passions (plaisir et déplaisir). La neutralité absolue. C'est le bonheur nihiliste. J'y reviendrais avec le nirvana quand je parlerais de l'orient.

II. Le Bouddhisme et la philosophie orientale

A. Bouddhisme et Nihilisme


Le bouddhisme est pour de nombreuses raisons souvent confondu avec le nihilisme. La cause principale de ceci, c'est notre manière instinctive de penser en terme de dualité (résidu de la philosophie occidentale cartésienne, pour ceux qui suivent pas). Le Bouddhisme, contrairement au nihilisme, ne propose pas l'idée de néant, comme le nihilisme, ni de réalité, comme la philosophie cartésienne, mais bien quelque chose.. entre les deux.

Toujours selon le bouddhisme (corrigez moi si je me trompe, mes connaissance sur le sujet sont encore faibles), le "but" n'est pas, comme dans le nihilisme, d'attendre l'ataraxie, mais d'attendre le nirvana. Le nirvana est défini comme un état où on ne peut plus parler de choses, mais ou chaque chose est en réalité composée. Chaque composé est lui même composé, en en percevant cette "réalité absolue" de la nature des choses, on se rend compte que chaque chose n'est composée que de rien. Comme une droite est une infinité de point de taille nulle. Percevoir cet état des choses permet une compréhension absolue de la réalité et du néant comme une seule et même chose. En prenant conscience de cela, l'individu se libère de toute souffrance physique, puisqu'il est lui même composé de néant.

On notera malgré tout de fortes ressemblances avec le nihilisme, bien que les raisons et les conséquences n'en soient pas tout à fait les mêmes. Ces deux visions de la réalités proposent des alternatives au bonheur comme présenté en premier lieu.

B. Remise en question du bouddhisme


Le bouddhisme, tout comme la philosophie cartésienne, se voit aujourd'hui remis en cause dans ses fondements par l'avancée de la science et de la philosophie. En effet, la science semble se diriger vers une constatation qui remettais en cause le néant bouddhiste : l'infinie grandeur et l'infiniment petit n'existent pas, il y a une unité de taille "minimale", en dessous de laquelle la variation n'existe pas. Tout comme il y a une unité de temps "minimale", en dessous de laquelle la variation n'existe pas. Ces concepts réfute l'idée que tout est la somme d'une infinité de rien. Nous voilà donc de retour à la case départ. La philosophie bouddhiste, qui semblait pouvoir apporter les réponses que nous cherchions, n'est finalement pas plus en mesure de nous en apporter que la philosophie cartésienne.

III. And now ?


Et bien, il semblerait aujourd'hui que le nihilisme soit une fatalité, tant qu'une philosophie ne saura venir apporter les réponses aux questions qui aujourd'hui s'imposent, étant donné que plus rien ne semble y apporter de réponses légitime. Le nihilisme s'impose alors comme une réaction logique. Puisque personne n'est là pour légitimer pour ce que l'on pense, que ce soit un dieu, un guide, ou même un chef, on ne sait plus ce qu'on a "le droit" de penser, le "droit" de vouloir. En ça l'homme est un animal social. Le groupe est une forme de légitimation, il nous dit ce qui est bien ou mal. Mais qu'en est-il de l'homme seul, l'individu ? C'est ici que l'on entre dans le débat. Que reste-il comme réponses ? Quels sont les buts légitimes ? Que peut-on affirmer sans se tromper, en terme de philosophie ?

Des philosophes ont commencé à se poser ces questions, et des premières réponses arrivent. On parle aujourd'hui notamment de la sémantique générale, qui se présente comme une nouvelle philosophie venant répondre aux questions laissées sans réponses.

Je formulerais comme premier avis qu'il reste au moins quelque chose de légitime. Essayer de trouver des réponses à ces questions.

Le Nihilisme Européen.

Il semble que le nihilisme exclue le bonheur.

C'est un sujet à approfondir. Pourquoi chercher le bonheur quand on peut avoir le plaisir ? Pourquoi donner un but à sa vie si on peut se satisfaire de ce que l'on a ? Pourquoi essayer d'exister si on sait que l'on est rien ?

Mais en même temps, n'est-ce pas la nature de l'homme que d'avancer vers un but ? N'est-ce pas la nature de l'homme de poursuivre un idéal, et de trouver le bonheur dans l'accomplissement de celui-ci ?

1) Structurer sa pensée.
2) Se documenter.
3) Poster un sujet de débat sur le fo'.
4) ...
5) Profit.

28 mars 2013

Carnet de Bord.

Day #5 - Wrist

Lever tardif, petit dej.

Matinée passée à osciller entre téléphone et ordi. Deljhia passe, puis repart. Puis repasse.

Ender et moi finissons par sortir faire les courses et bouger un peu. Après quelques essais dans un parc, on s'attarde prêt des tables de ping-pong. Et on fait des passements. Après un bon nombre d'essais, j'arrive à quelque chose de pas trop mal. Encore du boulot, mais mon poignet n'est pas de cet avis. On continue alors vers un autre coin. Quelques sauts sympas à faire. Ender me filme sur mes sauts de press, et essaye de me montrer mes défauts. Encore pas mal de boulot, là aussi.

On va finalement faire les courses. Des tomates et du pain de mie. Et nous voilà de retour à l'appart, pour quelques instants.

En route pour une petite exploration. Arrivé Gare Lyon-Perrache. On retrouve Valentin sur place, un gars de l'asso de parkour de Lyon. On tombe sur une prison en démolition. Le bâtiment a l'air grand, les ouvriers semblent être en train de quitter le lieu. Après une entrée de moins subtile, on commence à faire le tour. Le lieu est plutôt intéressant, bien que très vite répétitif. Quelques détails à noter tout de même : de belles peintures murales, un gardien peu attentif, et une boite à outils marquée "A MANIPULER AVEC PRÉCAUTION" cadenassée aux barreaux d'une fenêtre du deuxième étage. L'accès au souterrain est fermé, dommage. Pas moyen de passer sans matériel et/ou sans tout casser.

On ressort quelques heures après, direction l'entrainement. Avec un poignet fragilisé, j'ai pas trouvé grand chose à faire au début. Quelques saut de press, des petits passements, etc. Finalement, on se déplace vers une rampe glissante assez marrante. Quelques passe-murailles, des roulades, et au moins une heure à se laisser glisser le long de la pente en expérimentant diverses positions. Ender et Valentin terminent l'entrainement sur un gros saut de chat-presse par dessus un escalier, et nous rentrons.

Repas, Douche, Dodo.

Carnet de Bord.

Day #4 bis

Y a ce mec qui est à Paris et qui s'imagine être à Lyon sur le pouce dans la soirée, on verra bien.

Quelques heures passent, le son si longtemps perdu me rattrape. Des airs de changements s'infiltrent dans mes doigts. Tellement de stress qui s'évapore devant cet interface bleuté.

Apparemment il y arrive, et je vais le chercher au métro après qu'il ait fait tout Lyon en arc-de-cercle vu qu'il ne connait apparemment pas les bus ou les trams. Il se tient un peu plus droit, il marche un peu mieux et sa fatigue ne se voit globalement pas dans les hanches; progression. Il me fixe droit dans les yeux alors qu'on se rejoint, je décide de ne pas soutenir son regard jusqu'à ce qu'il cède; futilité. Pour le restant de son séjour je ne laisserai mon regard croiser le sien plus d'une seconde ou deux.

C'est marrant de le voir essayer de s'agencer avec ma louve. Il n'y arrive définitivement pas. On va se promener un peu, je veux lire à nouveau ce que j'ai écris avec le disparu et la détachée. La sécurité est toujours aussi médiocre, même le vacarme et l'évidence ne saurait les faire bouger. Plus de matériel électronique, seulement le vide. L'absence de défi réduit le plaisir à presque rien.

La soirée passe dans un silence imposé par un film vide. Un silence du verbe et de la réflexion.
Sommeil

Ender

Carnet de Bord.

Day #4 - Hitchhiking

"Je m'appelle Funny Bear, je m'appelle Funny Bear !"

Réveil. Tôt. Lancer de coussin sur la source de la perturbation auditive. Après 10 minutes, me re-voilà prêt à partir. Une visite de courte durée, comme toujours je crois depuis mon arrivée en ces lieux. Mais plaisante.

Peter bosse, les autres ont surement cours. Pas la peine d'insister pour m'enuyer ici. Je choppe le premier métro pour villejuif. Puis un bus. Le chauffeur ne connait même pas le nom des villes qu'il traverse, je suis obligé d'éplucher arrêt après arrêt pour trouver celui qui me va le plus. Quand j'ai réalisé que j'avais juste pas assez de sous pour le train, le stop m'a juste semblé être la solution.

Je commence à attendre à l'entrée de l'échangeur. Au bout de 20 minutes, je commence à me questionner sur la pertinence de l'emplacement, et ayant encore pas mal de temps, je décide d'explorer un peu. Je tombe sur trois russes, qui eux descendent à Marseille. On reste ensemble à discuter quelques minutes, puis on se sépare pour trouver plus facilement. Je finis par tomber sur un ingénieur en télécom, qui descend à lyon. Aubaine. Malheureusement, 60 bornes plus loin son employeur le rappelle, et il doit faire demi-tour. Me voilà sur une aire d'autoroute, à attendre le prochain qui daigne s'arrêter. Je tente l'entrée de l'aire - un échec. Deux gendarmes viennent me réprimander et me disent qu'il serait préférable de me placer à la sortie. Ce que je fais. 20 minutes plus tard, j'ai un voiture. Un couple qui rentrait de Tunisie par avion, et qui allait en suisse. On discute pas mal dans la voiture, et ils me posent sur une aire prêt de Mâcon. En roulant à 170 tout le long, j'ai quasiment rattrapé tout le temps passé à attendre un chauffeur. J'ai bien aimé le moment où on s'est arrêtés recoller un bout du pare-brise avec du scotch électrique.

Arrivé à l'aire de Mâcon, j'ai à attendre environ 2 secondes avant de trouver un chauffeur, puisque c'est lui qui se propose en me voyant descendre de la voiture. Je trouve ça louche sur le coup, mais au bout de deux minutes de discussion, je comprend que je ne risque absolument rien, malgré que ce mec soit carrément louche, et accepte de monter. Le type commence à me faire de la pib pour la vie en Australie, comme quoi c'est cool, ya du shit, des filles, de l'argent et des plages, et me raconte les quelques combines plus ou moins légales dans lesquelles il trempe et les quelques soucis qu'il a eu récemment avec sa bagnole. Il me dépose finalement à l'entrée de Lyon, où je prend un métro pour rejoindre Ender et Deljhia.

Visite d'un bâtiment en cours de destruction. C'était sympa. On a balancé des portes vitrés du 6° pour essayer d'attirer l'attention des gens, sans résultat. Quelques minutes de parkour, avant de rentrer.

The Baytown Outlaws, en VO.

Et dodo.

Carnet de Bord.

Day #3 - Running & Climbing

On avait prévu d'être à 11h à l’hôpital. On s'est levés à 11h30. Tant pis. Les pancakes étaient bons :D

En sortant, nous faisons un petit détour par l'opéra de paris, et cherchons des toits accessibles. Après deux ou trois tentatives plus ou moins vaines, nous décidons de laisser tomber pour nous concentrer sur notre objectif premier.

C'est donc avec deux bonnes heures de retard que nous commençons, Shinaï et moi, l'exploration du bâtiment en travaux, en plein milieu de l'hôpital Pitié-Salpêtrière. Si on oublie la voiture de flic qui se gare dans la rue d'en bas pendant que je suis suspendu à un échafaudage au 7° étage, l'exploration était tout ce qu'il y a de plus banale. Quelques graffitis intéressants, un allez-retour jusqu'au toit, et nous voilà à nouveau dehors. Le fameux système de surveillance était visiblement un gros coup de bluff.

Retour chez Maïata pour aller manger. Shinaï et moi passons tout le début de l'après-midi perdus dans nos pensées, à écouter Eddie Vedder nous compter la médiocrité de notre société. Pas un mot d'échangé. Juste une heure, l'un à coté de l'autre. Une heure à osciller entre Cœur et Esprit. Entre Joie et Pleurs. Une heure épaule contre épaule. Yeux dans les yeux.

La musique s'arrête. Le silence s'installe.

"On y va ?"

"Ouais."

Et c'est reparti. La vie reprend son cours, comme si cette heure n'avait pas existé, ou bien comme si elle durait depuis toujours. Je ne sais plus.

Parkour. On a filé à l’arène de Lutèce. Une bonne demi-heure sur les saut de press, une autre sur les saut de chats. Rencontré quelques traceurs parisiens. Des passes-murailles, des saut de bras. D'autres press. Plus haut cette fois. Le temps se perd à l'entrainement. Rappel à la réalité. Le train. Vite.

On file rejoindre Jussieu. Pas de bol, le hall est rempli de contrôleurs. Tant pis, on traverse le campus à pieds. Et le gardien... Ce gardien qui nous rattrape pour nous dire que non, le dimanche, on a pas le droit de traverser Jussieu si on est pas étudiants, et qu'il faut qu'on montre notre carte. Pff. Demi-tour. Un quart d'heure de perdu.

Et on cours. On l'a eu finalement, mais c'était juste. La mère de Shinaï m'aurait tué, si elle en avait eu le temps.

Je repasse chez Maïata chercher mes affaires. Je reste manger un petit truc, et je repars pour chez Erylin, qui cette fois à rangé son appart. C'est tout petit ^^. M'ai j'aime beaucoup.

Niveau intimité, c'est encore pire que chez Maïata, la douche est dans la même pièce que tout le reste, c'est à dire la seule pièce x)

Après avoir réfréné quelques pensées coupables, je jette un coup d'œil par le velux. Pas eu le droit de monter sur le toit, elle m'a pas laissé faire (grr ^^). On a passé la soirée à se battre avec le wifi en mangeant des feuilles de choux et en écoutant Funny Bear.

Puis j'ai trouvé ce bouquin. "Le Nihilisme Européen". Nietzsch. Passionnant.

Et puis dodo. Un regard à Erylin avant d'éteindre la lumière. J'aime bien regarder les gens dormir.
Et puis, ça aurait été dommage.
*sourire*

Bonne nuit.
- Bonne nuit.

Carnet de Bord.

Se lever, travailler une heure demie heure. Faire les courses, revenir, retravailler une heure, manger, le tout à pas de loup pour ceux qui font la grasse-matinée. Rencontrer bonnet koala alors que les marmottes se lèvent enfin, reprendre ses affaires, et de nouveau aikido.

C'est fou ce qu'un regard extérieur donne de la motivation. Aikido, aller manger à 14 heures au pseudo-soleil des supers falafels qui coûtent la peau des fesse.
Faire attendre les autres pour imprimer son billet d'entrée au salon du livre, parce que les clients devant mois mettent 5 minutes chacun à faire imprimer leur truc. S'énerver contre l'incertitude, incertitude de l'après-midi, changements du soir. Avoir de l'énergie se paye, finalement. Etre énervé attire l'attention sur soi, finalement. Les autres sont à l'écoute.

Soulagée par la slackline dans les bois. L'image est marron, avec les lignes des arbres qui donnent de la force au tableau, coupées à la terre et la slack. Des murs droits en bois, des relations bizarres entre les gens, des barrières, encore des roulades, la nuit qui tombe et nous presse à rentrer.

Ne pas travailler.

Le dimanche attendre, encore l'incertitude, puis de nouveau même lieux, silence, mêmes actions: slackline entre les mêmes arbres, murs droits de bois, relations très normales entre les gens, apaisement, barrières, contagion. Apaisement.

Envie de recommencer toujours et encore, noir de nuit, vert aikido, marron d'arbre. espace, mouvement, sérénité de la droiture. Sommeil, réveil matinal, travail, organisation, espace. Discussions, silences surtout.

Le tout sur un air de Ella Fitzgerald et Louis Armstrong.

On verra bien, on fait ce que l'on peut.

Carnet de Bord.

Day #2 - A Contingency

Wake up. Sans surprise, il est tard. Maïata a Aïkido, et Shinaï et moi, après un repas un peu improvisé, nous rendons au Salon du livre. Nous retrouvons d'ailleurs Erylin, avec qui nous passons trois bonnes heures à errer au milieu des ouvrages neufs, des vendeurs surchargés, des éditeurs, et des quelques auteurs venus dédicacer leurs oeuvres. Après qu'Erylin ait dépensé au moins trois cent fois son budget annuel de nourriture en bouquins divers et variés, nous avons fini par tomber sur Aziliz, de l'autre forum. On a discuté un moment, et rencontré d'autres personnes donc les patronymes m'ont échappés.

Un peu plus tard, nous retrouvons enfin Peter, qui nous conduit rapidement au reste du groupe. Nous revoilà une bonne quinzaine. L'ambiance est assez morne, et tout le monde semble à moitié endormi. Je me décide donc à proposer à Maïata d'aller inaugurer la Slack-Line. C'est seulement 5 minutes avant que Shinaï et moi allions rejoindre Maïata que le groupe semble se réveiller, au son de quelques guitares.

Après avoir cherché comment se rendre au bois de Boulogne pendant 20 minutes, j'essaye d'apprendre à Shinaï à faire un passe-muraille sur un tronc d'arbre pour saisir une branche en hauteur. Sans succès. Maïata nous rejoint quelques minutes plus tard, et nous avançons plus profondément dans le bois pour trouver un endroit adapté. Nous tombons en route sur un parcours du combattant. Après pas mal d’expériences bizarres sur la Slack-Line, incluant des roulades et des sauts de chats, et notre rencontre avec trois gamins qui voulaient essayer également, Yolaine (qui entre temps m'avait convaincue de venir au cinéma le soir même avec Ciel, Léa et Peter, et de rentrer dormir chez elle. Chose que je n'allais pas refuser, puisqu'Erylin venait de m'informer que finalement elle ne pourrait pas m'héberger le soir même, pour cause de courses pas faites et appart en bordel.) nous demande à quelle heure nous arrivons. Je donne une estimation, évidement, nous arrivons 35 minutes plus tard que prévu, mais qu'à cela ne tienne.

La première image de son appartement que j'ai, c'est Ciel et Peter en train de jouer à Warcraft III en LAN allongés sur un matelas au milieu du salon. Quelle plus belle image peut-on avoir d'un appartement ? ^^' Bref, après un repas et un film dont la qualité était plus que discutable (le film, pas le repas, qui lui était absolument excellent ^^), nous rentrons à l'appart. Peter essaye de passer par l’extérieur, escaladant la façade. Finalement, il se rabat sur l'escalier. La suite de la soirée peut se résumer ainsi : Armagetron Advanced, somnolence, karaoké, et batailles de balles en mousse.

Carnet de Bord.

Day # inconnu.

17h, 20 heures. Une bonne séance d'aikido. Vraiment bonne, deux heures et demies à passer sur les tatamis et avec les armes, une séance riche d'échanges et de détails à préciser. Tout commence à se mettre dans l'ordre, on dessine les rails de la progression qui nous précéderont pour un bout de temps. L'apprentissage de la lecture aide au développement du QI.

Et puis il y a des gens avec qui j'aime bien passer du temps. Rêver chacune à notre manière, partager nos rêves, notre fatigue et notre désespoir. Une personne avec qui on a envie de parler.

Ah, mais avant ça, j'en oublie la moitié: vendredi, début d'aprem. Dormir un peu, ranger l'appartement, travailler un chouilla, se préparer et croiser Mayt à toute allure avant d'être en se dépêchant pour minimiser le retard avant la séance au dojo. Toujours se presser, et pour une fois c'était les autres qui étaient à la bourre.

Donc je suis avec mon amie, marchant du dojo jusqu'à chez moi tout en parlant, aucune envie de se presser. Oui, je le savais, j'étais sensée manger avec "eux". Juste Peter et Mayt, dans ma tête. Passer chez moi changer de sac et prendre de l'argent, dire au revoir à mon amie, prendre le métro jusqu'à gare du nord. Tourner autour du pâté de maison (hum, immeubles) avant de voir que le Mac Do était juste devant mon nez. Un Mac Do, tssss. Mais bon, au bruit entendu au téléphone, je me doutais que l'on ne serait pas que 3 à se retrouver.

Et voilà qu'à peine arrivée, à peine le temps de dire bonsoir, un coup de téléphone. Et voilà qu'à peine le coup de téléphone finit, à peine le temps de discuter, et tous les autres s'en vont. A peine le temps de se poser, et on repart un peu à l'aveuglette direction gare de Lyon.

Pas d'histoire d'amour ou de liberté dans mes souvenirs, mais plutôt de voyages, de projets, de comment faire les roulades d'aikido/parkour. Enfin, maintenant que tu le dis, on a parlé un peu de lumière, aussi. Pas celle, chaleureuse, qui se met juste derrière votre dos pour vous pousser et vous surveiller, celle presque trop brillante, presque pas assez visible, trop lointaine. Mais je me fais des idées, tout ça n'est qu'un jeu.

La gare était très confortable, être assis en tailleur sur les bancs face à un clodo ronflant par dessus son double menton, un bouteille de coca (oui, de coca) à ses pieds, le bas de la chemise ouverte sur un ventre poilu était très agréable. Avec des gens qui parlaient fort sur sa droite, je crois. Le panneau d'affichage bat son train, notre conversation se continue, Je n'ai pas encore vu souvent Mayt laisser des blancs pendant une discussion.

Toujours les mêmes, les gens ne changent pas en un mois. Ou si peu. Une slackline, en effet. Lourde slackline et pas pratique à ramener à pieds, il commence à pleuvoir j'ai bien fait de mettre mes lentilles. Sandwiches, queue dans le supermaché, salade de fruits maison à posteriori.

La soirée était assez sombre, pâle, avec de l'énergie statique. Pas de fausse idée, c'est plutôt bon signe.

Maïata

Carnet de Bord.

Day #1 - The train.

J'ai rencontré un mec bizarre dans le train. Il est venu me demander, gare de Valence, s'il pouvait monter à coté de moi dans le train, vu qu'il avait pas de billet. On a commencé à discuter. La quarantaine, les dents jaunes, sent la bière, a un gros chien noir avec lui. Il a commencé à me raconter sa vie. À l'écouter ce type avait tout fait. 5 ans d'armée, puis mis en incapacité pour problèmes médicaux. Deux ans sans le sou, un braquage, 7 ans de tôle, et à la sortie une vie de baroudeur bien remplie. Le tour du monde avec deux chiens et un sac à dos. Bref, le type parfait pour passer le temps en somnolant dans le train.

J'débarque finalement à paris trois heures plus tard (entre temps le train s'était fait caillasser, et on avait pris 15 minutes de retard). C'est après de (déchirants) adieux que je monte dans le métro, utilisant mon premier -et dernier- ticket du séjour.

Après quelques minutes, je retrouve Erylin, qui me remet les clés de chez Maïata après une discussion brève mais intense sur la thermodynamique, et autres joyeusetés. La voilà déjà repartie bosser, et je me retrouve à nouveau seul dans les sous-sols de la ville. Je remonte à la surface quelques arrêts plus loin, et marche tranquillement vers la rue de mon hôte, que je croiserais d'ailleurs quelques minutes à mon arrivée. Une fois encore, la discussion n'excède pas les cinq minutes, et je me décide à sortir me balader. Je profite des quelques heures que j'ai devant moi pour retrouver un ami récemment installé sur Paris. Deux heures plus tard, c'est Peter qui me contacte, pour me proposer d'aller manger en ville avec "nous".

Me voilà, une demi-heure plus tard, Gare du Nord, au milieu d'une quinzaine de personnes que je ne connais ni de vue, ni de nom. Au fil de la discussion, je retiens quelques noms. La fille en face de moi, c'est Elu, de l'autre forum. À coté, Ciel étoilé. Une rencontre intéressante. Un peu plus loin, Peter, Léa, Yolaine, et d'autres personnes dont le nom ou le pseudo me sont plus ou moins familiers. Petit débat sur les relations maître-élèves (et oui, l'éternel...). Petite conversation téléphonique avec la mère de Shinaï. Maïata nous rejoindra un peu plus tard dans la soirée. Elle aussi aura eu droit à la mère de Shinaï. Nous nous séparons un peu plus tard dans la soirée, et Maïata et moi décidons de retourner à pied Gare de Lyon. Sans surprise, nous arrivons sur place une bonne heure avant le train de Shinaï, qui doit nous rejoindre aux alentours de minuit.

Comme toujours, je me retrouve agréablement surprise de notre capacité à discuter d'à peu prêt tout ce qui nous passe par la tête sur le chemin de la gare et en attendant le train. Pas mal de sujets y sont passés. La partie sur les relations amoureuses et la liberté est surement la seule qui me laissera un souvenir. Après avoir passé un quart d'heure à débattre pour se décider à faire les trente mètres qui nous séparaient de la bordure du quai, nous finissons par décider de rester vautrés sur les inconfortables bans de la gare en fixant désespérément le panneau des arrivées.

Shinai nous rejoins finalement, et nous marchons vers l'appartement de Maïata, qui passa d'ailleurs tout le trajet à baver sur se nouvelle Slack-Line, fraîchement livrée de Marseille. La pluie commence à tomber, heureusement c'est une fausse alerte. Le temps restera acceptable tout le week-end.

Après s'être mis d'accord sur le fait qu'on essayerais même pas de se lever tôt le lendemain, et ouvert la boite de la tant attendue Salck-Line, nous allons finalement nous coucher.

13 mars 2013

I'm already gone.

I think the time is come to undertake what I decided. It's too late for coming back, it's time to go forward.


J'ai besoin de ça. J'ai tout entendu. Du bien, du mal, des gens neutres, des gens complètement scandalisés, des gens inspirés, d'autres curieux.
Et rien ne m'a fait vaciller.

Je pars. À la lueur du jour qui se lève, je pars.

J'ai besoin d'apprendre. D'apprendre qui je suis, ce que je veux, ce dont j'ai besoin.
Je ne sais même pas si ça va me plaire. J'ai soif d'inconnu, mais j'en ai peur.

Je pars. Je veux tracer mon propre chemin, alors je pars.

J'ai besoin de vivre. Vivre une vie que j'ai toujours regardée avec envie, et sur laquelle j'ai trop mis de "si".
J'ignore même si je vais y survivre. J'ai peur mais la lune me guide, et je sais que c'est ma voie.

Je pars. Un jour peut-être je serais de nouveau là parmi vous, mais je pars.

J'ai besoin de découvrir. Découvrir un monde et ses habitants, qui m'ont toujours fascinés sans jamais franchir mes écrans. Je ne sais pas qui croisera ma route. Mais puisse chacun d'eux être une expérience, que je n'oublierais pas.

Je pars. Sans ça, je pense que je regretterais toujours de ne pas avoir essayé, alors je pars.

Il faut savoir vivre des ainsi soit-il. Cette fois, ce ne sera pas que dans ma tête. Cette fois, c'est pour de vrai. Je vais marcher, vivre, bouger, voyager, rencontrer, découvrir, explorer, expérimenter, ressentir, partager, exister. Je vais partir. Je pars. Je suis déjà parti.

08 mars 2013

The End.

Je t'aime. Je t'aimais. Je t'ai aimé. Tu es quelqu'un qui compte et qui comptera toujours énormément pour moi.

Chaque instant que j'ai partagé avec toi a été unique et merveilleux. On a eu des hauts et des bas, mais c'était formidable. Tu m'as apporté énormément, et j'aurais aimé que cela dure toujours.
Mais il faut être réaliste, et je n'ai pas envie de te suivre, ni toi de rester à mes côtés. Je ne vois pas comment on peut continuer à s'aimer de cette manière.
Nous allons sans doute devenir amis, peut-être proches, mais le reste n'est plus possible.

Je n'ai pas les mots, comme toi, pour te faire comprendre à quel point je suis heureuse d'avoir fait ce bout de chemin avec toi. Je ne regrette aucun moment passé ensemble, le seul que je pourrais regretter étant notre rencontre, et pourtant non.

J'espère que tu trouveras le bonheur sur la voie que tu te choisis. Je compte bien trouver le mien, même si j'aurais aimé que ce soit avec toi, dans tes bras, partageant la même vie, mais on ne veut pas de la même vie.

Je vais supprimer mon compte ici. Ce sera inutile de me répondre ou autre par là, je ne veux pas avoir la tentation de toujours regarder ce que tu fais. Il faut aller de l'avant, et je ne peux pas vivre avec ta pensée qui me hante.

Tu es la personne la plus... le plus gentil, le plus tendre, le plus exceptionnel et attentionné, courageux, impressionnant, immature parfois, mais amusant, agaçant, intelligent, adorable et génial que j'ai rencontré.

Alors merci, mon amour, mon ami. Mathieu.

Lyloya

Rien à faire. Après tout.

C'est une belle nuit pour faire la guerre
Une belle nuit pour se disputer
Une belle nuit comme toutes les autres d'ailleurs
Certains dorment, d'autre se mélangent
Des corps se cherchent, se dispersent
Beaucoup dépriment, peu s'en remettent
Les bringueurs font la fête

Quoi que l'on dise, quoi que l'on fasse,
Dans n'importe quel état qu'on est
La nuit elle, est toujours belle
Et toujours là pour nous bercer
Quoi que l'on pense, où que l'on soit
Dans n'importe quel état qu'on est
La nuit elle, est toujours belle, toujours belle

Ah ! Mais comme il est beau le jour, Amen
Ah mais qu'il est beau tous les jours, Amen
Il est là pour les mal-aimés, aussi là pour les enculés
Il encaisse, il encaisse

On a beau dire, on a beau faire
Tout ce qu'on peut pour tout gâcher
Mais le jour lui, n'en a rien à faire
Il est si dense et coloré

On a beau rire ou beau pleurer
Se défoncer pour oublier
Mais le jour lui, n'en a rien à faire
Il est si dense et coloré

Il est là pour nous rassurer
Jusque-là tout va bien, Amen
Jusque-là tout va bien, Amen

...

C'est dur.

J'avais tant de rêves. Tant de projets. Tant de choses à t'offrir. Tant d'idées. Tant de choses à vivre.

Et je te dois une boite de chocolat si tu finis d'écrire ton livre.

J'avais pas pleuré depuis 7 ans.

Skyfall.

J'ai ma vie. Je la vis.
Je la partage à ceux qui la vivent avec moi.
Tu as arrêté de la vivre avec moi.
Plus la passion ? Plus l'envie ? Plus quoi ? Je ne sais pas.
Mais tu ne vis plus ta vie avec moi. Ni l'inverse.
Alors on ne partage plus.
C'est comme ça.

Tu veux une relation où je t'aime comme tu entends le mot amour.
Je l'entends.
Tu veux une relation où j’accepte de m'attacher.
Je ne veux pas m'attacher. Pas à toi. Pas à la toi de maintenant.
Peut être que j’accepterais dans d'autres circonstances. Peut être quelqu'un d'autre. Peut-être autrement.
Mais là, non.

J'avais tort. Je vais laisser filer l'amour. Le laisser filer entre mes doigts.
C'est fou je m'étais promis que ça arrive pas. Et c'est de toi que ça vient.
Jamais je ne t'aurais abandonné, si tu m'avais pas demandé de te promettre de pas le faire.
Je pensais que tu le savais.
Mais je peux pas promettre. Pas ça.
Je pensais que tu le savais.

Alors non, non, et non. Le temps me fera changer d'avis, peut-être. Le temps, ou toi.
Mais aujourd'hui c'est fini. Je ne sais pas ce que tu as à redire à ça.
J'ai peur que tu l'accepte sans broncher, ça me ferais mal. J'ai peur que tu refuse, ça me ferait mal.
J'aurais aimé trouvé une solution bien avant. Mais une solution ça se construit à deux.

Je n'ai rien droit de te reprocher, pas plus que tu n'a droit de me reprocher quoi que ce soit.
Et je ne te reproche rien. Du tout.

Peut-être qu'on la trouvera cette solution. Si c'est avant lundi, youpi. Si c'est après, tant pis. Mais c'est fini. Plus d’indécision. Plus de cette foutue situation. C'est fini.
Ça je le savais. Quelques soit nos décisions, ça se jouait forcément là.
Alors il reste quoi ?

Il reste un merci.

Merci pour chaque secondes.
Merci pour chaque mot.
Merci pour chaque geste.
Merci pour chaque sourire.
Merci pour chaque moment de vie partagé.
Merci pour chaque éclat de rire.
Merci pour chaque baiser.
Merci pour chaque câlin.
Merci pour chaque nuit.
Merci pour chaque jour.

Merci pour tout.

Vis ta vie. Suis ta voie.
Soit libre de devenir qui tu veux être.
Je te souhaite tout le bonheur possible.
Soit heureuse.

Je sais pas de combien de temps tu aura besoin.
Mais quitte à couper se lien, autant le faire proprement.
Je veux pas tout déchirer et tout gâcher.
Je veux pas tout détruire.
Je t'aime.
Mais plus comme avant.

Je veux pas tout perdre.
Juste enlever ce qui va pas. Et garder le reste.

06 mars 2013

Life is so fucking complex.

Putain d'empathie. Putain d'êtres humains. Putain de vie.

J'ai le corps qui tremble.
Mon épaule me lance, mais au fond je la sens même pas.
Je m'en fout.
J'ai cru que ça allait simplement redevenir normal.
C'est pas possible. Comment ce serait possible ?

Comment retrouver cette foutue vie après ça.

J'arrive pas. J'accepte pas.

Dans ma tête ça bouge.
Plus vite que prévu.
Pas au bon moment.

J'ai tant à dire dans un silence,
Mais personne pour l'écouter,
Juste la lune qui me lance
que cette vie n'est que vanité.

Je me revois traversant les rue de Marseille, mon sac jeté sur une épaule.
Je me revois, marchant, libre. Je me revois ne même pas savoir ou j'allais dormir, et n'en avoir rien à foutre.
Je me rappelle que la seule chose dont j'ai besoin pour vivre, c'est moi.

Je me revois perché sur ce toit, observant la rue cinq étages plus bas.
Je me revois, rêvant, serein. Je me revois ne même pas savoir ce que je faisais là, et n'en avoir rien à foutre.
Je me rappelle que la seule chose dont j'ai besoin pour Vivre, c'est ça.

Et aujourd'hui je me vois. Seul, oscillant entre mes cours et mon écran.
Je me vois, en tailleurs sur mon lit. Entouré de toutes ces choses qui sont miennes et dont je n'ai rien à foutre.
Je me rappelle que tout ce que je déteste, c'est cette vie.

Même après tout ce que j'ai fait pour la rendre supportable.
Même après tout ce que j'ai pris pour des étoiles et qui n'était que des lucioles.
J'ai envie de vomir. Et mon corps tremble.

Je crois qu'il va être temps.
J'ai trop attendu.
Maintenant je bouge.

04 mars 2013

Du pain et des jeux ?

Donnez Leur Du Pain Et Des Jeux


"Panem et circenses"
Du pain et des jeux
et le peuple sera content,
il suivra aveuglément
les lois des seigneurs dieux.
Le peuple est-il content ?
Assurément,
il ne montre pas ses dents,
il aurait honte,
elles sont pourries.
Du pain il en a partout,
sous toutes ses formes,
pour tous les goûts.
Souvent même, il n’est plus à ses goûts
et il faut en faire des cendres
qui rempliront les déserts
au lieu de les nourrir.


"Déjà, dans L'Empire Romain, le poète Juvénal disait que pour gouverner, il fallait donner au peuple "pain et Jeux". Ainsi, le peuple pouvait se nourrir et se divertir. On assistait alors à une Paix sociale mettant ainsi le peuple hors du jeu politique, et évitant conflits, révoltes, soulèvements.

Aujourd'hui, dans notre société actuelle, on assiste à peu de chose près au même cas de figure. Les divertissements sportifs (coupe du monde de football, rugby...), les divertissements télévisés (émissions, jeux, téléréalité...) remplacent cette fausse aux lions.
De la même façon, les jeux vidéo, Internet et les réseaux sociaux virtuels occupent et distraient les esprits ; ils peuvent être comparés aux jeux des Romains, dans le but de calmer les peuples.

Téléspectateurs comme internautes, figés et hypnotisés devant leur écran, sont ainsi loin de la réalité politique, de la misère, de la corruption, du jeu de pouvoir. Consommation, marketing, propagande, et sur-médiatisation alimentent leur plaisirs fictifs, créant ainsi une société de spectacle. Pire encore, ces nouveaux moyens de communications endorment cette société de spectacle qui réclame elle-même davantage de distractions."

Life is so fucking simple.

Un sms.
Une discussion.
Un post.
Un rêve.
Une rencontre.
Une famille.

'thanks